Travaux et Energie

Energie osmotique : L’énergie du futur ?

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L’énergie Osmotique, comment ça marche ?

On place dans un compartiment de l’eau salée séparée de l’eau douce par une membrane semi-perméable. La différence de salinité permet la migration de molécules d’eau douce vers l’eau salée au travers de la membrane. Le niveau d’eau salée monte naturellement jusqu’à créer une pression permettant d’actionner une turbine, qui elle-même produit de l’énergie convertie en électricité.

Avantages de l’exploitation de l’énergie osmotique

Les centrales osmotiques sont non-polluantes et n’émettent pas de bruit. Le phénomène d’osmose est totalement naturel et l’on peut installer ces systèmes aux embouchures des fleuves afin d’avoir un accès facile à l’eau douce (fluviale) et à l’eau salée (marine).

Les freins actuels à l’exploitation de cette énergie propre

Les membranes ont un coût de production et de nettoyage particulièrement élevé à l’heure actuelle. Les recherches portent aujourd’hui également sur une amélioration de l’efficacité des membranes qui ne produisent aujourd’hui que 2 Watts par mètre carré. La performance de la centrale norvégienne pilote est bien inférieure au rendement des  centrales hydrauliques classiques.

Quel avenir pour l’énergie osmotique ?

L’intérêt des USA et du Japon pour cette nouvelle forme d’énergie permet toutefois de lui imaginer un avenir meilleur. Les chercheurs étudient notamment un autre moyen d’exploiter l’énergie osmotique en créant des membranes ne laissant passer qu’un type d’ions (positif ou négatif). Ce système permettrait de produire de l’électricité de manière immédiate sans passer par un système de pression – turbine.

L’énergie osmotique en quelques chiffres

Si l’énergie osmotique se répandait à l’échelle mondiale à toutes les embouchures de tous les fleuves de notre planète, ce serait autour de 1700 TWh qui pourraient être produits chaque année. Cette production permettrait de fournir en électricité osmotique près d’un habitant sur dix. Aujourd’hui, l’énergie osmotique ne produit qu’à peine plus de 500 TWh. Selon la même étude réalisée par Statkraft, pour obtenir une production d’un MW, il faut mélanger 1m3 d’eau douce à 2 m3 d’eau de mer par seconde. Aujourd’hui, nous sommes capables d’atteindre une capacité osmotique de 3 W par m2 de membrane. De quoi réaliser de belles économies d’énergie dans le futur si la pratique venait à se démocratiser.


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